ANNALES DE L’UNIVERSITE DE BANGUI  
ARTICLE ORIGINAL  
Prévalence des infections sexuellement transmissibles à Bangui, Centrafrique  
Prevalence of sexually transmitted infections in Bangui, Central African Republic  
Gilles Stéphane Landry Ngaya1, 2, Alain Farra1, 2, Brice Martial Yambiyo3, Hugues Sanke-Waïgana2, Lydie Juliette  
Zoumandé2, Ibrahim Bahsoun2, Wilfrid Sylvain Nambei1  
1. Département des Sciences Biomédicales Universités de Bangui  
2. Laboratoire d’analyses médicales – Institut Pasteur de Bangui  
3. Faculté des Sciences Université de Bangui  
Adresse auteur correspondant : Gilles Stéphane Landry NGAYA, Laboratoire d’Analyses Médicales – Institut  
Pasteur de Bangui, BP 923 Bangui (République Centrafricaine).  
Tel: (+236) 72 90 66 08 / 75 54 05 40; E-mail: nyages77@yahoo.fr ou gilles.ngaya@pasteur-bangui.cf  
Reçu le 06/03/2024 ; Accepté le 29/05/2024  
RESUME  
ABSTRACT  
Objectif : Déterminer la prévalence des IST à  
Chlamydia trachomatis (CT), Neisseria gonorrhoeae  
(NG) et Treponema pallidum (TP) à Bangui.  
Objective: To determine the prevalence of sexually  
transmitted infections (STIs) caused by Chlamydia  
trachomatis (CT), Neisseria gonorrhoeae (NG), and  
Treponema pallidum (TP) in Bangui.  
Matériels et méthodes : Nous avons réalisé une  
étude transversale sur des données collectées à partir  
du système d’informations du Laboratoire (Syslam)  
de l’Institut Pasteur de Bangui. Durant deux mois, de  
décembre 2023 à janvier 2024, nous avons analysées  
les données collectées de janvier 2018 à décembre  
2023. Ces données ont concerné le Chlamydia  
trachomatis détecté par le test Chlamytop  
(Biosynex), la syphilis détectée par l’association des  
tests RPR (Biomérieux) et TPHA (Cypress  
Diagnostics) et le Neisseria gonorrhoeae détecté par  
la technique de bactériologie classique : Etat frais,  
Materials and Methods: We conducted  
a
retrospective descriptive study. Data was collected  
from the laboratory information system (Syslam) of  
the Institut Pasteur of Bangui. Over two months,  
from December 2023 to January 2024, we analyzed  
data collected from January 2018 to December 2023.  
This data included Chlamydia trachomatis detected  
by the CHLAMYTOP test (Biosynex), syphilis  
detected by the combination of the RPR  
(BioMérieux) and TPHA (Cypress Diagnostics)  
tests, and Neisseria gonorrhoeae detected by the  
standard bacteriological technique: wet mount,  
ensemencement,  
isolement,  
identification  
et  
antibiogramme. Le logiciel STATA (Statistical  
Analysis Software, version 14) a été utilisée pour  
l’analyse des données. Le test de Khi2 de Fischer a  
été utilisé pour comparer les fréquences des IST. Le  
seuil de significativité retenu pour les tests  
statistiques a été fixé de 5%.  
Résultats : Au total, nous avons analysé les données  
de 8752 patients répartis ainsi : 2671 pour la  
recherche de CT, 5874 pour le TP et 207 pour la  
recherche de NG. L’âge moyen des patients était de  
35,29 ± 9,22 ans (10 et 77 ans) pour la recherche de  
CT, 37,38 ± 11,62 ans (18 et 85 ans) pour la syphilis  
et 40,59 ± 12,65 ans (13 et 77 ans) pour le NG. La  
prévalence des IST était de : 17,33% pour CT, 3,64%  
pour la syphilis et 11,11% pour NG.  
inoculation,  
isolation,  
identification,  
and  
antibiogram. STATA (Statistical Analysis Software,  
version 14) was used for data analysis. Fisher’s chi-  
square test was used to compare STI frequencies of.  
The level of statistical significance was set at 5%.  
Results: A total of 8,752 patient records were  
analyzed, distributed as follows: 2,671 for CT  
screening, 5,874 for TP screening, and 207 for NG  
screening. The mean age of the patients was 35.29 ±  
9.22 years (range 1077) for CT screening, 37.38 ±  
11.62 years (range 1885) for syphilis, and 40.59 ±  
12.65 years (range 1377) for NG screening. The  
prevalence of STIs was 17.33% for CT, 3.64% for  
syphilis, and 11.11% for NG.  
Conclusion: The prevalence of STIs remains very  
high in Bangui, highlighting the need to intensify  
screening efforts, organize appropriate case  
management, and conduct awareness campaigns to  
promote responsible sexual behavior.  
Conclusion : La prévalence des IST reste très élevée  
à Bangui d’où la nécessité d’intensifier la détection  
de ces infections, organiser la prise en charge et  
mener des campagnes de sensibilisation en vue  
d’une sexualité responsable.  
Keywords:  
Prevalence,  
STIs,  
Chlamydia  
Mots  
clés  
:
Prévalence,  
IST,  
Chlamydia  
trachomatis, Neisseria gonorrhoeae, Bangui  
trachomatis, Neisseria gonorrhoeae, Bangui  
Série D, VOL 10, N°002/Août 2024 - 8  
ANNALES DE L’UNIVERSITE DE BANGUI  
Diagnostics est utilisé comme test tréponémique, ce  
INTRODUCTION  
Les infections sexuellement transmissibles (IST)  
posent un problème de santé publique à cause de leur  
fréquence, car l’OMS a estimé qu’en 2020,  
374 millions de personnes étaient touchées par l’une  
test a une sensibilité et une spécificité de 100%. La  
recherche de NG a été effectuée par la technique de  
bactériologie classique : Etat frais, ensemencement,  
isolement, identification.  
des  
quatre  
IST  
suivantes :  
chlamydiose  
Les données extraites ont été converties en fichier  
Excel et analysées avec le logiciel STATA  
(Statistical Analysis Software, version 14, StataCorp  
College Station Texas). Le test de Khi2 de Fisher a  
été utilisé pour comparer les fréquences des IST. Le  
seuil de significativité retenu pour les tests  
statistiques a été fixé à 5%.  
(129 millions), gonorrhée (82 millions), syphilis  
(7,1 millions) et trichomonase (156 millions) [1].  
Les IST jadis oubliées comme la gonorrhée, la  
syphilis et la chlamydiose sont des causes majeures  
d’inflammation pelvienne et d’infertilité chez les  
femmes [2]. Certaines comme l’herpès, la gonorrhée  
et la syphilis, peuvent augmenter le risque de  
contracter le VIH [3]. Les trois IST bactériennes  
(chlamydiose, gonorrhée et syphilis) sont curables  
avec les antibiothérapies à dose unique à condition  
qu’elles soient correctement diagnostiquées au  
laboratoire [2]. En Centrafrique (RCA), les travaux  
antérieurs sur les donneurs volontaires de sang au  
Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS)  
RESULTATS  
Nous avons analysé les données de 8752 patients  
répartis ainsi : 2671 pour la recherche de CT, 5874  
pour la syphilis et 207 pour la recherche de NG. La  
prévalence des IST était de : 17,33% pour CT, 3,64%  
pour la syphilis et 11,11% pour NG.  
Caractéristiques sociodémographiques : L’âge  
moyen des patients était de 35,29 ± 9,22 ans  
(extrêmes : 10 et 77 ans) pour la recherche de CT,  
37,38 ± 11,62 ans (extrêmes : 18 et 85 ans) pour la  
syphilis et 40,59 ± 12,65 ans (extrêmes : 13 et 77  
ans) pour le NG. Les femmes étaient majoritaires à  
82,63% pour la recherche de CT et 61,17% pour le  
TP. Pour le NG, l’ensemble des données colletées et  
analysées concernaient uniquement les hommes  
(100%). Les tranches d’âge 28 – 32 et 33 37 ans  
étaient les plus représentées pour le CT et TP, alors  
que les plus de 42 ans (40,58%) étaient majoritaires  
[4], et les populations  
à
risque tels les  
professionnelles de sexe (PS) et les hommes ayant  
des rapports sexuels avec d’autres hommes (HSH)  
[5,6] ont montré une prévalence élevée des IST.  
Toutefois l’affaiblissement du système de santé en  
RCA diminue la capacité de diagnostic des IST au  
niveau de nombreuses formations sanitaires. La  
recrudescence de ces maladies dans le contexte de  
l’infection à VIH/SIDA qui est de type généralisé en  
RCA est un problème majeur. Sur une importante  
partie du territoire, le diagnostic des IST repose sur  
une approche syndromique pouvant être à l’origine  
de la propagation de la résistance aux antibiotiques  
utilisés de manière systématique. Dans ce contexte,  
il s’avère judicieux, en vue d’une stratégie avancée  
de prise en charge de ces IST, de continuer à  
collecter des données récentes et fiables. Notre étude  
qui s’inscrit dans cette logique, a pour objectif de  
déterminer la prévalence des IST à Chlamydia  
trachomatis (CT), Neisseria gonorrhoeae (NG) et  
Treponema pallidum (TP) à Bangui.  
pour  
le  
NG.  
Les  
caractéristiques  
sociodémographiques des patients sont présentées  
dans le tableau I.  
Tableau I : Répartition des patients selon le sexe et  
la tranche d’âge  
Chlamydia  
trachomatis  
N = 2671  
Treponema  
pallidum  
N = 5872  
Neisseria  
gonorrhoeae  
N = 207  
Caractéristiques  
n
%
n
%
n
%
Sexe  
MATERIELS ET METHODES  
Nous avons réalisé une étude transversale sur des  
données  
Féminin  
2207 82,63 3592 61,17  
0
0
Masculin  
464 17,37 2280 38,83 207 100  
collectées  
à
partir  
du  
système  
Tranche d'âge (ans)  
< 23  
d’informations du Laboratoire (Syslam) de l’Institut  
Pasteur de Bangui. Durant deux mois du 1er  
décembre 2023 au 31 janvier 2024, nous avons  
analysées les données collectées de janvier 2018 à  
décembre 2023. Ces données ont été obtenues à  
partir des échantillons sanguins, des urines, des  
prélèvements urétraux et vaginaux. La détection de  
l’antigène de CT a été réalisée avec le test  
Chlamytop (Biosynex) qui est un test rapide pour la  
détection qualitative des chlamydiae avec un seuil de  
détection à 105 germes. Pour la syphilis l’association  
des tests RPR et TPHA a servi à l’obtention des  
données. Pour le RPR le test RPR-nosticon II de  
Biomérieux qui a une sensibilité diagnostique de  
100% et une spécificité de 99,8% a été utilisé. Le test  
217  
8,12  
540  
9,20 20  
12,43 15  
9,66  
7,25  
9,66  
23 - 27  
28 - 32  
33 - 37  
38- 42  
> 42  
394 14,75 730  
612 22,91 1114 18,97 20  
605 22,65 1155 19,67 36 17,39  
395 14,79 795 13,54 32 15,46  
448 16,78 1538 26,19 84 40,58  
Prévalence des IST et répartition en fonction de  
sexe et des tranches d’âge : La prévalence globale  
de l’infection à Chlamydia trachomatis était de  
17,33 % (463/2671), celles de l’infection Treponema  
pallidum  
et  
Neisseria  
gonorrhoeae  
étaient  
respectivement de 3,64% (214/5658) et 11,11%  
(23/207). Le taux de positif chez les femmes  
(18,80%) était supérieur à celui des hommes  
(10,34%) pour le CT. Pour la syphilis, les hommes  
TPHA  
Microhémagglutination  
de  
Cypress  
Série D, VOL 10, N°002/Août 2024 - 9  
ANNALES DE L’UNIVERSITE DE BANGUI  
avaient une prévalence plus élevée (5,53%) que les  
femmes (2,45%). Les tranches d’âge 28 à 32 ans et  
33 à 37 ans avaient le taux de positivité le plus élevé  
pour l’infection à CT et NG. Les patients de plus de  
42 ans avaient la plus forte prévalence (7,80%) pour  
la syphilis (Tableau II).  
Tableau II : fréquence des IST en fonction de sexe et des tranches d’âge  
Chlamydia trachomatis  
N = 2671  
Treponema pallidum  
N = 5872  
Neisseria gonorrhoeae  
N = 207  
Caractéristiques  
Résultat CT  
Résultat TP  
Résultat NG  
p
p
p
Positif  
(%)  
Négatif  
(%)  
Positif  
(%)  
Négatif  
(%)  
Positif  
(%)  
Négatif  
(%)  
17,33  
82,67  
3,64  
96,27  
11,11  
88,89  
Prévalence  
Sexe  
0,001  
0,02  
0,001  
0,001  
Féminin  
Masculin  
Tranche d'âge (ans)  
< 23  
18,80  
81,20  
89,66  
2,45  
97,44  
94,43  
10,34  
5,53  
0,007  
21,20  
12,94  
20,59  
17,36  
15,70  
16,29  
78,80  
79,41  
79,41  
82,64  
84,30  
83,71  
1,48  
2,05  
2,06  
2,34  
2,64  
7,80  
78,8  
97,95  
97,85  
97,66  
97,23  
92,07  
15,00  
13,33  
25,00  
19,44  
15,63  
1,19  
85,00  
86,67  
75,00  
80,56  
84,38  
98,81  
23 - 27  
28 - 32  
33 - 37  
38- 42  
> 42  
Amérique latine une revue systématique réalisée en  
2022 sur la prévalence des IST à CT a montré des  
proportions comprises entre 2,10 et 30,10% selon les  
pays [8-14]. Ces études ont montré que la prévalence  
des infections à CT est plus élevée chez les femmes  
par rapport aux hommes [7-14]. Pour la syphilis la  
prévalence globale était de 3,64%. Les hommes  
avaient une prévalence supérieure à celle des  
femmes (5,53% contre 2,45%, avec p < 0,001). De  
plus les patients de plus de 42 ans avaient la plus  
forte prévalence (7,80%), une valeur supérieure à  
celle retrouvée dans les autres tranches d’âge (p <  
0,001). Sur le plan national, cette prévalence est  
similaire à celle retrouvée par Nambei et al chez les  
donneurs volontaires de sang en 2016 et qui était de  
4,36% [4]. En revanche elle est inférieure à celles  
retrouvées dans une étude menée en 2019 chez les  
professionnelles de sexe et les HSH qui sont des  
populations à risque [5,6]. Dans les régions  
africaines une étude publiée par l’OMS en 2019 a  
montré une prévalence qui variait entre 1,20 2,00%  
selon les pays [16]. De même en Amérique latine,  
une revue systématique de prévalence des IST faite  
en 2022 avait montré une prévalence plus basse que  
celle retrouvée dans notre étude [8]. La taille de  
l’échantillon plus importante dans les études  
réalisées dans les régions africaines et en Amérique  
latine pourrait expliquer cette différence. Quant à la  
prévalence de l’infection à NG, elle était de 11,11%  
et les tranches d’âge avec les plus fortes prévalences  
étaient celles de 28 à 32 ans et 33 à 37 ans avec  
respectivement 25,00 et 19,44%. Cette prévalence  
est supérieure à celle trouvée par une étude menée en  
2022 à Bangui et qui était de 3,2% pour l’ensemble  
des participants et de 6,96% chez les hommes [17].  
En Afrique du Sud, la prévalence des infections à  
NG était de 26% dans une étude menée au KwaZulu-  
DISCUSSION  
Dans cette étude nous rapportons les cas des IST à  
CT, syphilis et NG enregistrés au niveau de l’Institut  
Pasteur de Bangui sur la période 2018 à 2023. Ces  
prévalences reflètent les estimations réalisées en  
laboratoire auprès des personnes testées et ne  
doivent pas être interprétées comme la prévalence au  
niveau de la population.  
Au cours de ces travaux, la moyenne d’âge des  
patients était de 35,29 ans pour les infections à CT,  
37,38 ans pour la syphilis et 40,59 ans pour les  
infections à NG. Les patients de sexe féminin étaient  
majoritaires à 82,63% (N = 2671) pour la recherche  
de CT et 61,17% (N = 5874) pour la recherche de la  
syphilis. Cependant pour la recherche de NG tous les  
patients enregistrés étaient de sexe masculin (N =  
207). La tranche d’âge de 28 à 37 ans était la plus  
représentée pour la recherche de CT et la syphilis  
avec respectivement 45,56% et 38,64%. Pour la  
recherche de NG les patients de plus de 42 ans  
étaient majoritaires avec 40,58%. La prévalence  
globale de l’infection à CT était de 17,33%. Les  
femmes avec 18,80% contre 10,34% chez les  
hommes étaient les plus exposées (p = 0,02). Les  
infections à CT constituent les IST les plus  
répandues dans le monde [1]. Au Cameroun, une  
étude menée en 2016 a trouvé une prévalence de  
22,52% de CT dans un hôpital de district à Yaoundé.  
Cette prévalence supérieure à celle retrouvée dans la  
présente étude pourrait s’expliquer par la différence  
de méthode de diagnostic utilisée. En effet, l’étude  
réalisée au Cameroun avait utilisé un test  
sérologique qui détecte les anticorps anti-chlamydia  
alors  
que  
la  
nôtre  
utilise  
un  
test  
immunochromatographique qui détecte directement  
les antigènes de chlamydia dans les échantillons  
urétraux, vaginaux ou urinaires [7]. De même en  
Série D, VOL 10, N°002/Août 2024 - 10  
ANNALES DE L’UNIVERSITE DE BANGUI  
Natal [18]. La différence avec notre résultat serait dû  
professionnelles de sexe à Bangui, Boali, Bouar,  
à la méthode utilisée en Afrique du Sud qui reposait  
les techniques de biologie moléculaires plus  
sensibles.  
Carnot  
centrafricaine.  
Bangui, Novembre 2019;127p.  
et  
Berberati  
Rapport final.  
en  
République  
CN/CNLS,  
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cas de l’Hôpital de District de Nkoldongo à  
Yaoundé [Sero-epidemiological study of three  
sexually transmitted infections: Chlamydia  
Trachomatis, Hepatitis B, Syphilis. A case study  
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Rev Panam Salud Publica. 2022;(46):e73.  
CONCLUSION  
Les IST à CT, NG et TP bien que peu documentées  
par des enquêtes nationales exhaustives en  
population générale restent préoccupantes. Les  
résultats de cette étude ont montré une prévalence  
élevée de ces IST. Les femmes demeurent plus  
exposées pour les infections à CT. De même les  
adultes jeunes de moins de 40 ans étaient  
particulièrement exposées aux infections à CT et  
NG. Nous avons noté aussi la recrudescence de la  
syphilis avec une prévalence plus élevée chez les  
adultes de plus de 40 ans. La persistance de ces IST  
nécessite une surveillance sentinelle active basée sur  
le réseau de laboratoires publics et privés. Leur  
fréquence élevée nécessite d’intensifier leur  
détection, organiser la prise en charge et mener des  
campagnes de sensibilisation en vue d’une sexualité  
responsable.  
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Conflit d’intérêt : Aucun  
Série D, VOL 10, N°002/Août 2024 - 12